Le disjoncteur différentiel, c’est l’appareil clé pour protéger les gens à la maison. Il ne surveille pas les équipements, il veille surtout sur les occupants. La norme NF C 15-100 explique comment installer ce dispositif pour éviter les accidents dus aux fuites de courant.
Avant de toucher à votre tableau électrique, il y a trois choses à vérifier : combien d’appareils vous avez, de quel type et la puissance maximale que chacun supporte.
Combien d’interrupteurs différentiels faut-il dans une maison individuelle ?
La loi demande d’avoir au moins deux interrupteurs différentiels de 30 mA dans les habitations allant jusqu’à 100 m². Dans une grande maison, il en faut généralement trois. Si vous chauffez tout à l’électrique, comptez-en un de plus pour bien répartir l’électricité.
En France, la limite de référence, c’est 30 mA pour la sécurité des installations domestiques. C’est le niveau de détection conçu au moment de choisir un interrupteur différentiel adapté pour protéger les gens si jamais il y a une fuite de courant.
Combien de circuits peut-on brancher sur un même différentiel ?
La règle électrique NF C 15-100 ne fixe pas de nombre maximal de circuits. Elle se base plutôt sur la quantité d’électricité que votre interrupteur différentiel peut réellement gérer. En pratique, il est plus judicieux de séparer vos circuits sur différentes protections.
Cela rend plus simple la recherche de la cause si quelque chose ne fonctionne pas. Si trop de circuits sont regroupés, il y a un plus grand risque qu’une bonne partie de votre logement n’ait plus de courant si un seul disjoncteur se coupe.
Type A ou type AC : lequel choisir pour quels circuits ?
Le type AC est suffisant pour la plupart des usages domestiques habituels. Le type A, lui, est plus précis et peut détecter des soucis électriques particuliers, généralement causés par des appareils qui ont de l’électronique avancée.
Les règles demandent d’ailleurs d’utiliser un type A pour certains appareils importants, comme la cuisinière et le lave-linge. Les bornes pour recharger les voitures électriques ont aussi besoin d’une protection spéciale. Mais pour tout le reste de la maison, un type AC est généralement suffisant.
Faut-il ajouter un différentiel ou revoir toute la répartition ?
Quand on doit ajouter un nouveau circuit électrique, il peut suffire de mettre en plus un disjoncteur différentiel si le tableau électrique a encore de la place et que l’ensemble reste bien rangé.
Par contre, un vieux boîtier électrique, mal réparti ou qui a été constamment changé, demande souvent une réorganisation complète de tous les branchements. Cette méthode permet d’avoir une installation plus claire et plus fiable.
40 A ou 63 A : comment choisir le bon calibre sans se tromper ?
La capacité ou la taille d’un appareil indique la quantité maximale d’électricité qu’il peut gérer sans problème et sur le long terme. Pour une installation classique, on prend généralement un modèle entre 40 A et 63 A.
Tout dépend de la consommation réelle des appareils. Si vous avez du chauffage électrique, un ballon d’eau chaude ou d’autres appareils à forte consommation, il vaut mieux partir sur du 63 A. Sinon, pour tout ce qui est lumière et consommation normale, 40 A suffit largement.
Quels signes montrent qu’un 40 A est trop juste ?
Si votre interrupteur différentiel n’est pas assez puissant, il peut chauffer ou couper le courant quand vous mettez beaucoup d’appareils en marche. Si l’appareil saute continuellement, spécialement depuis que vous avez ajouté un gros équipement, c’est le moment de vérifier que votre disjoncteur tient encore la route.
Pourquoi le calibre ne dépend pas seulement du nombre de circuits ?
Compter simplement les câbles branchés ne suffit pas, car quelques appareils très gourmands peuvent réclamer plus qu’une multitude de lampes ou de prises standards. Pour éviter les soucis, il faut vérifier quel appareil consomme de manière conséquente, pas seulement la quantité de fils dans le tableau. Il faut donc évaluer la puissance totale que tous les appareils connectés demandent.
Comment savoir si le tableau électrique est aux normes ?
Un tableau électrique en règle doit respecter plusieurs règles essentielles :
- Tous les circuits électriques sont protégés par un différentiel 30 mA qui coupe le courant en cas de souci. Les circuits importants bénéficient d’un modèle particulier (un Type A).
- Chaque branchement dispose de son propre coupe-circuit (un disjoncteur) dont la puissance est bien adaptée.
- Il y a des emplacements libres de prévus pour d’éventuels ajouts plus tard.
- Enfin, on doit pouvoir identifier facilement et lire à quoi correspond chaque circuit.
Si l’un de ces points n’est pas respecté, cela signifie que l’installation n’est pas conforme aux règles de sécurité en vigueur actuellement.
Les points à contrôler avant de valider une rénovation
Avant de tout remettre en marche, il est important de vérifier plusieurs points. D’abord, assurez-vous que les branchements sont bien réalisés. Ensuite, contrôlez que les protections installées (comme les disjoncteurs) sont compatibles avec les circuits électriques qu’elles protègent, et que leur taille est adaptée. Il faut aussi appuyer régulièrement sur le bouton test de chaque disjoncteur différentiel. Si un appareil ne réagit pas à ce test, il doit être changé sans délai.
Quand faut-il faire vérifier l’installation par un professionnel ?
Il est conseillé de faire appel à un professionnel quand il faut revoir tout l’agencement du tableau électrique ou chercher la cause des coupures de courant inexpliquées. Cette intervention est obligatoire pour une installation neuve qui doit être vérifiée par le Consuel, ou pour les contrôles obligatoires demandés pour certaines habitations. Un boîtier électrique qui chauffe, qui dégage une odeur étrange ou qui cause des coupures de courant fréquentes doit toujours être examiné en détail par un expert.